Où on va Papa de Jean-Louis Fournier : du rire aux larmes

Rares sont les écrivains qui ne sont pas larmoyants au sujet du handicap des enfants, Jean-Louis Fournier n'hésite pas à trancher dans le vif du sujet permettant plus de douceur et de compréhension qu'une longue litanie qui aurait fait pleurer dans les chaumières. Après
la stupeur, l'accablement et parfois la honte qui vont le ronger, après
avoir plus ou moins tu leur existence, il va choisir l'humour pour
exorciser sa douleur. Complice de Pierre Desproges qu'il
évoque d'ailleurs dans son livre, il va comme lui faire preuve d'un
humour noir particulièrement grinçant. Pince sans rire, il suscite
parfois des réactions d'effroi de ses interlocuteurs. Prendre ce livre au premier degré serait un écueil que certains n'ont pas évité au vu de quelques critiques outragées.
Citation : Mes petits oiseaux, je suis bien triste de penser que vous ne connaîtrez pas ce qui, pour moi, a fait les plus grands moments de ma vie.
Ces moments extraordinaires où le monde se réduit à une seule personne, qu'on existe que pour elle et par elle, qu'on tremble quand on entend ses pas, qu'on entend sa voix et qu'on défaille quand on la voit. Qu'on a peur de la casser à force de la serrer, qu'on s'embrase quand on l'embrasse et que le monde autour de nous devient flou.
Citation : Mes petits oiseaux, je suis bien triste de penser que vous ne connaîtrez pas ce qui, pour moi, a fait les plus grands moments de ma vie.
Ces moments extraordinaires où le monde se réduit à une seule personne, qu'on existe que pour elle et par elle, qu'on tremble quand on entend ses pas, qu'on entend sa voix et qu'on défaille quand on la voit. Qu'on a peur de la casser à force de la serrer, qu'on s'embrase quand on l'embrasse et que le monde autour de nous devient flou.
Note : 10/10
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