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Extrait « Andrew n'allait pas à la synagogue pour Yom Kippour pas
nostalgie ; c'est du moins ce qu'il se faisait croire. Il n'y allait pas
non plus par culpabilité.»•••
🦊 Andrew Cohen, brillant professeur
d’université, est un homme heureux tant dans sa fonction professionnelle
que familiale. Mais tout va s’effondrer lorsque des visions vont
s’offrir à lui. Des images qui ne sont évidemment pas positives comme
l’holocauste ou la destruction du temple de Jérusalem. J’ai toujours
apprécié la littérature israélienne qu’il s’agisse d’Amos Oz, Yehoshua
ou encore Appelfeld. Ruby Namdar pourrait faire partie d ace cercle si
fermé avec son premier roman•••
🦊 Si on découvre une vie assez
banale au départ, on sent poindre l’état du professeur, spécialiste des
études bibliques, qui s’affaiblit. Se déroulant sur une année entre 2000
et 2001, le roman va naviguer avec des extraits du Talmud notamment et
le récit qui s’en imprègne. Il y a certains livres qu’il faut relire une
seconde fois et peut-être encore à différents âges de la vie, celui-ci
en fait partie. La cinquantaine et séduisant, une maitresse vingt-cinq
ans de moins, des soirées mondaines régulières, Andrew va chuter en un
claquement de doigt•••
🦊 Une psychose totale qui va le hanter, on ne
peut penser à un burn-out vu son confort. Namdar va alors s’attacher à
la religion juive mais surtout au poids de son héritage. On s’attache au
personnage mais surtout à ses obsessions même si celles qui sont
culinaires ne sont pas toujours nécessaires. Prix Sapir 2014, la maison
de ruines a été écrit lorsque l’auteur avait cinquante ans en s’étant
inspiré de Saul Bellow et Philip Roth. Appartenant à l’établissement, le
héros devient une figure de proue d’une psychologie un peu mystique•••
🦊 Editions Belfond, 6 Septembre 2018, 560 pages•••
🦊 Merci
@editionsbelfond ☺️🙏🏻•••
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