JOUR J, Tome 35 Les fantômes d'Hispaniola : uchronie réussie
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« Les Lumières, les français parlaient aussi des lumières. Mais si ces
Lumières ne brillent que pour les Blancs, alors nous les éteindrons.»••• 🦊
Une uchronie c’est quoi ? C’est tout simplement mon style préféré, je
suis fasciné par ce déclic, par cet instant de l’Histoire où tout peut
basculer. Que serions-nous devenus si les nazis avaient gagné la guerre ?
L’uchronie est donc un style qui réécrit l’Histoire en modifiant un
élément du passé. La série JOUR J est une pure merveille depuis ses
débuts. Le duo Pécau Duval fait encore des merveilles en racontant
l’Histoire du général Toussaint Louverture fervent abolitionniste et
originaire de la future indépendance d’Hispaniola ou plus communément
appelée Haiti••• 🦊 1802, le prêtresse Fatiman dans une cérémonie
vaudou, incite certains à se battre mais c’est l’irlandais Walker,
énigmatique, qui prendra la tête des troupes. Toussaint Louverture étant
prisonnier puis libéré, les esclaves se soulèvent pour renverser le
pouvoir. Que se serait-il passé si Toussaint avait été libéré en 1802 ?
Napoléon aurait peut-être rétabli l’esclavage … Le récit est extrêmement
rythmé, les décors unanimement précis et ciselés. Toussaint Louverture
aurait pu être le symbole de lutte contre l’esclavage aux Etats-Unis.
Entre complots politiques et manigances politiciennes, la réécriture de
l’Histoire est probable••• 🦊 La mise en couleur de l’album vient
exalter le lecteur, tant dans les paysages que les scènes qui pulsent
d’émerveillement et de hargne. On entrevoit une porte philosophique où
chaque phrase dans le scénario est pesée pour une portée plus grande. Le
rôle de Walker dont on ne sait que bien peu de choses en réalité est
fondamental. On aime ne pas savoir si la réalité ou la fiction est
évoquée dans ce tourbillon mêlant fantastique et combats effrénés•••
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