La vampire de Barcelone : une histoire à faire pâlir

🦊 Mes petits blaireaux, cela fait longtemps que je n’ai pas chroniqué une bande dessinée, et par voie de conséquence, il y en aura beaucoup les prochaines semaines. Non il ne s’agit pas ici de quelconque affaire vampirique mais bien d’Enriqueta Marti, surnommée la vampire de Barcelone pour ses crimes et enlèvements d’enfants en 1912. Ce polar n’est pas violent, et ne se dirige pas vers une visualisation de l’horreur mais bien sur l’enquête en elle-même. En enlevant certains enfants depuis quelques années dans les rues de Barcelone, peu avant le naufrage du Titanic, les adeptes du « c’était mieux avant » risquent d’être fortement déçus. Pendant près de vingt années, elle sera considérée comme la meurtrière la plus prolifique d’Espagne, l’inspecteur de Prat n’occupe pas la place d’un héros car tous les protagonistes sont mis en lumière à parts égales•••
🦊 L’ambiance est suffocante, le dénouement final laissé à l’imagination du lecteur, notamment par les rumeurs qui la feraient passer une sainte. En revendant parfois certains enfants à de riches parents, la vampire de Barcelone continuait d’aller au-delà de l’innommable. Je n’avais jamais entendu parler de cette affaire si connue en Espagne, cet album a le mérite d’en faire toute la lumière malgré les zones d’ombre de l’enquête. Les dessins de Sandro Gonzalez sont parfaitement dans les tons barcelonais, sous couvert de sépia prononcé, d’une exquise finesse et permettent d’appréhender au mieux le scénario qui manque de profondeur. On aurait aimé un inspecteur un peu plus charismatique, même si son côté astucieux et ingénieux contrebalance clairement. Une préface, un épilogue, des journaux d’époque, un cahier graphique et toute l’histoire racontée, cette maison d’édition sait soigner son travail😍•••
❓ Aimez-vous lire des BD ? Connaissiez-vous cette maison d’édition ?
🦊 Editions du Long Bec, Juin 2019•••
🦊 Merci aux éditions du Long Bec
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